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0 commentaire  Publiée le 2013-09-04 - Consultée 3715 fois

Un colosse avec un vécu inspirant pour nos jeunes footballeurs.

Samuel Thomassin et Brahim Baour en action. Crédit: Charles Daigneault

Plusieurs joueurs à travers la province s’adonnent à notre sport préféré qui est le football.  Il y a de cela quelques années, c’est un jeune adolescent du nom de Samuel Thomassin qui arborait un uniforme de football pour la première fois.  Il était en 5e année, et c’était dans le cadre du camp de football du Mini-Rouge et Or.  C’est son père qui l’avait incité à entreprendre ce sport, car, comme bien des jeunes du Québec, le hockey avait été sa première passion. 

Malgré sa stature imposante, les débuts n’ont pas été faciles.  « J’étais moins agile que les autres, moins rapides que les autres, j’étais un gros bonhomme. Le plus difficile, pour moi, ça l’a été de pas lâcher.  Au début, c’est quand même difficile, t’es pas bon tout suite, t’apprends bien des choses, les ‘coachs’ te poussent beaucoup. »  

La mémoire de ses débuts ont amené Samuel a livré un message pour les jeunes footballeurs : « Il faut pas se décourager, il faut faire face aux défis.  Quand le coach te dit que ça va venir, c’est vrai.  Travaille fort, travaille bien et de belles choses vont arriver, t’es capable de le faire. »

C’est d’ailleurs en redoublant d’ardeur, et en continuant à travailler à travers les embûches que Samuel a fait son petit bout de chemin depuis l’Académie St-Louis.  Un petit bout de chemin qui s’est transformé en parcours à succès vers la fin de son secondaire.  C’était, d’abord, le match d’étoiles Juvéniles de la région de Québec.  Ce fut ensuite l’obtention d’un poste de partant avec Team Québec, mais surtout l’opportunité de gagner la Médaille d’Or avec cette équipe lors de Coupe Canada.  « C’était quelque chose cette expérience.  Tu représentes ta province. Tu joues avec d’anciens adversaires.  Tu vis une expérience géniale. »

À la fin de son parcours au secondaire, il avait réussi à faire écarquiller les yeux de plusieurs entraîneurs collégiaux, que ce soit par son gabarit et la qualité de son jeu.  Dont ceux de l’entraîneur-chef des Griffons, Denis Piché :

« On voyait Samuel comme un travaillant et, bien sûr, il est impossible d’enseigner à un jeune d’être 6’6, 320 livres… Donc, c’est une excellente combinaison pour développer un talent certain et un potentiel encore non-maximisé. Samuel est aussi un excellent leader, un modèle, sur et hors du terrain. Fort d’une excellente éducation parentale, où les bonnes valeurs font partie intégrante du quotidien, il arrivait aux Griffons avec un bagage dès plus intéressant. » 

Pour l’entraîneur, Samuel représentait une belle opportunité de développement, mais c’est aussi ce que les Griffons représentaient pour lui.  Une opportunité de se développer, de travailler avec un groupe d’entraîneurs à l’affût du développement de ses joueurs.  « Pour moi, je pense que l’attitude et le temps de jeu jouent beaucoup dans mon développement.  L’attitude, c’est quelque chose que les entraîneurs travaillent sans cesse ici.  En sortant, je vais être un homme, un homme prêt pour le niveau universitaire. »

Maintenant capitaine des Griffons du Cégep de l’Outaouais, le produit de la région de Québec entreprend sa 2e année collégiale.  Une saison qui n’a pas commencé de la façon escomptée. « On est en mesure de rebondir suite au premier match, il n’y aura rien de facile, on se devra de travailler fort. Je crois aussi qu’en tant qu’équipe que nous avons réalisés que notre pire ennemi est nul autre que nous-mêmes. »

En somme, Samuel a fait un bout de chemin depuis les patins.  Il a appris sur l’éthique de travail, l’esprit d’équipe, les sacrifices à faire pour la victoire, et c’est ce que chacune des conversations avec lui vous font ressentir.  L’avenir semble bien se développer devant lui, mais nous pouvons gager qu’il ne prendra rien pour acquis, et qu’il entraînera ses coéquipiers avec lui.

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