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0 commentaire  Publiée le 2015-01-08 - Consultée 1558 fois

NCAA : Et si Ohio State et Oregon n’avaient pas été invités?

Credit Photo: Mark Batke - TheLantern.com
publié par
Charles Poulin
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On a eu la preuve irrévocable, jeudi dernier, que la NCAA avait fait le bon choix lorsqu’elle a décidé d’y aller avec les éliminatoires plutôt que le classement BCS.

Parce qu’avec le BCS, les deux formations aujourd’hui en grande finale nationale n’auraient même pas été invitées.

Alabama a terminée première au classement du comité de sélection. Elle aurait obtenu la même position avec le BCS. Il n’aurait donc resté qu’une seule place, qui serait sans aucun doute revenue à la seule formation invaincue de toute la première division, Florida State.

Récapitulons.

Oregon et Ohio State, les deux finalistes de la saison 2014, n’auraient pas eu la chance de démontrer qu’elles étaient meilleures que leurs adversaires, que la presque totalité des experts donnaient gagnantes.

Sans compte la qualité des matchs du 1er janvier. Tout simplement incroyable. Bon, ok, les Ducks ont solidement planté les Seminoles, chose qu’on attendait des adversaires de Florida State depuis maintenant sept ou huit semaines. Mais la rencontre était encore serrée à la demie et la victoire était encore à la portée des Seminoles jusqu’à tard au troisième quart.

Du côté des Buckeyes et du Crimson Tide, pas beaucoup d’amateurs ont dû quitter le téléviseur avant les dernières secondes de la partie.

Et, imaginez-vous donc, ce n’est pas encore terminé! Habituellement, nous sommes à l’heure des bilans rendus le 8 janvier. Mais le match de championnat national de la NCAA aura lieu le 12 janvier. L’an dernier, la grande finale a été disputée le 6 janvier.

Je vous suggère fortement de ne pas rater le match ultime. J’y reviens à la fin de ma chronique.

***

Oregon-Florida State : L’histoire du match? Les revirements, bien sûr. D’abord, les Seminoles ont réussi l’impossible : intercepter Marcus Mariota. Ce n’était que la troisième interception du quart d’Oregon de toute la saison. On a senti le vent tourner pour le ‘Noles à ce moment. Malheureusement, ils n’ont pu en faire payer le prix aux Ducks, et la première demie a pris fin.

Les Ducks, eux, ont provoqué cinq revirements, tous après la demie. Avec comme résultat qu’ils ont marqué cinq touchés de suite pour mettre le match hors de portée. On sait déjà que l’attaque des Ducks procède à un rythme effréné. Si en plus on leur donne le ballon gratuitement, mieux vaut rentrer chez soi.

En neuf poussées à l’attaque pour Florida State en deuxième demie, seulement deux ont dépassé cinq jeux. Même le Steel Curtain des Steelers de Pittsburgh n’aurait pu résister à une telle pression et, surtout, autant de temps passé sur le terrain.

***

Ohio State-Alabama : La seule chance que le Tide a eue, réellement, c’est de profiter de la nervosité de Cardale Jones. Ça a fonctionné en début de match, mais le quart des Buckeyes s’est ressaisi et a mené son club à la victoire.

Jones a eu la chance de pouvoir compter sur une attaque au sol incroyable, ce qui lui a permis de reprendre ses esprits sans lancer le ballon là où il ne le fallait pas. Surveillez bien Ezekiel Elliott (230 verges, 2 TD lors de la demi-finale) l’an prochain. 1632 verges et 14 TD cette année, et il lui reste encore un match.

Du côté d’Alabama, on a eu la confirmation que Blake Sims n’était pas A.J. McCarron. Même pas proche. Trois interceptions? Oupelaille. Une chance qu’Amari Cooper (9 attrapés, 71 verges, 2 TD) était là pour lui sauver les fesses. Et même au sol, la performance de Sims (10 courses, 29 verges) était inférieure à celles de McCarron qui, rappelons-le, a plus de Peyton Manning que de Michael Vick dans les jambes.

***

La grande finale, maintenant.

Ce match devrait être un véritable feu d’artifice : les Ducks ont la deuxième meilleure attaque de la NCAA (47,2 points par match) et les Buckeyes, la cinquième (45 points). Notons toutefois qu’Ohio State fonctionne avec Jones comme quart, et que la presque totalité des statistiques offensives ont été accumulées par J.T. Barrett.

La clef du match, elle sera justement là. Avec deux attaques propulsées au kérosène et deux défensives qui s’équivalent, l’équipe qui risque de gagner sera celle qui provoquera le plus de revirements. Et au chapitre des revirements, je donne l’avantage par une bonne longueur d’avance à Mariota. Le match des Buckeyes contre le Tide a été loin de me rassurer sur les compétences de passeur de Jones, du moins à cette étape de sa carrière universitaire. Il aura absolument besoin d’une autre journée monstrueuse d’Elliott pour éviter les erreurs.

Remarquez, Jones aura dans son coin Urban Meyer. Le monsieur a deux championnats nationaux dans sa poche d’en arrière. Ne l’oublions pas. Je suis sûr que Nick Saban le sait très bien aujourd’hui.

Petite note sur une victoire éventuelle d’Ohio State.

Si les Buckeyes battent les Ducks, l’équipe de football réparera une des gaffes les plus monumentales de l’histoire récente de la NCAA. Je vous souligne que les Buckeyes ont présenté une fiche de 12-0 en 2012, mais qu’ils étaient en pénitence à cause de la dernière année du règne de Jim Tressel (le « Tatoo Gate »). Au lieu de s’auto-exclure du match du Gator Bowl (le Gator Bowl, bâtard!) en 2011, leur punition est survenue en 2012, alors qu’ils auraient participé au championnat national à la place de Notre Dame.

S’ils perdent, la direction de l’université devrait porter un bonnet d’âne jusqu’à ce que les Buckeyes gagnent le championnat.

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