Le partisan montréalais n’a pas raison de perdre espoir. Pas tout de suite en tout cas. Et pourtant, après une défaite peu édifiante à Hamilton, la liste de choses à corriger chez les Alouettes demeure toujours aussi bien garnie…et gênante.
On pourrait encore réciter ces mots qui sont devenus monnaie courante dans l’entourage des Oiseaux. Une phrase si souvent répétée qu’elle a perdu de son sens et de sa gravité : « Les unités spéciales doivent mieux faire ».
Cela fait trois ans que les unités de couverture et de retour de botté amputent les chances du club. Trois ans qu’elles sont la risée de la LCF. Trois ans c’est trop.
« Les unités spéciales doivent mieux faire. »
Le propos a si souvent été clamé par tel ou tel analyste qu’on a un peu l’impression que c’est devenu la norme chez les Alouettes, qu’il est chose acquise que ces « unités spéciales pas si spéciales » ne seront pas à la hauteur pour la formation montréalaise. Un peu comme on s’attend à ce que son attaque soit dominante.
On répète cette phrase encore cette saison et qu’est-ce qu’on fait? On s’arme de patience et on espère que ça s’améliore…
Je suis bien conscient que la patience et le respect sont des vertus que prêche ardemment Marc Trestman. Or, à un certain moment, lorsqu’un problème latent ne trouve jamais solution, l’entraîneur-chef se doit prendre des décisions.
Et quelles devraient être ces décisions?
Certains diront que c’est le coaching qui fait défaut. Ils n’ont probablement pas tort puisque c’est encore Andy Bischoff qui est responsable de l’unité — lui qui jongle déjà deux emplois chez les Alouettes dont celui d’assistant à l’entraîneur-chef et d’entraîneur des porteurs de ballon —.
Et bien peut-être que Trestman devrait agir sur ce front.
Il est plus que temps que l’équipe se dote d’un entraîneur dédié UNIQUEMENT aux unités spéciales. Un vrai spécialiste et surtout un bon motivateur qui saura insuffler de l’énergie à une unité qui carbure depuis trop longtemps à l’inefficacité.
On ne parle pas ici d’un luxe. En effet, toutes les autres formations de la LCF en ont un et leurs unités spéciales se portent certainement mieux que celles des Alouettes.
On pourrait aussi vous jaser de cette défensive amorphe que nous présente le coordonnateur Jeff Reinebold depuis quatre matchs. Herb Zurkowsky, de The Gazette, se charge fort bien de mettre en lumière les tares de l’unité.
La photo de la semaine
Est-ce que quelqu’un pourrait trouver un casque de la bonne taille à Chris Williams? Le look d’insecte: bof.

Power Ranking LCF, semaine 4
|
Rang |
Équipe |
Semaine dernière |
Changement |
|
1 |
Saskatchewan |
- |
- |
|
2 |
Edmonton |
6 |
+4 |
|
3 |
Hamilton |
4 |
+1 |
|
4 |
Colombie-Britannique |
2 |
-2 |
|
5 |
Calgary |
7 |
+2 |
|
6 |
Toronto |
5 |
-1 |
|
7 |
Montréal |
3 |
-4 |
|
8 |
Winnipeg |
8 |
-
|
1-Roughriders : Malgré une défaite désastreuse en prolongation contre Calgary, aucune équipe ne semble plus soudée que les Riders en ce moment. Avec Darian Durant en forme, un demi-offensif explosif en Kory Sheets et le toujours solide Weston Dressler –que je suis prêt à nommer Ben Cahoon 2-, l’offensive saskatchewannaise a tous les outils pour donner des maux de tête aux coordonnateurs défensifs lors des semaines à venir.
2-Edmonton : Malgré le fait qu’elle soit composée de plusieurs joueurs plutôt méconnus, leur défensive arrête tout.
3-Hamilton : L’attaque si impressionnante sur papier commence à l’être sur le terrain aussi.
4-Colombie-Britannique: Deux mauvaises performances de suite pour Travis Lulay. Des inquiétudes?
5-Calgary: Quelle remontée face à une défensive coriace! Sacré Kevin Glenn...
6-Toronto: Une victoire c’est une victoire. Reste que le gain contre Winnipeg n’avait rien de bien édifiant pour la formation torontoise.
7-Montréal : Ouf. Le vol de la semaine dernière nous avait donné espoir. Si nous ne sommes pas encore au stade de la panique, une défaite contre Toronto ce vendredi nous y mènera assurément.
8-Winnipeg : Le talent individuel est là. Maintenant, il faut jouer en équipe.