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0 commentaire  Publiée le 2015-05-24 – Consultée 976 fois

En route vers l’excellence | Kean Harelimana, prodige à l’avenir prometteur

publié par
Nicolas Belleau
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Avec cinq interceptions et deux touchés défensifs en 2014, Kean Harelimana se présente comme l’exemple typique du secondeur hybride. Il est réputé pour punir les porteurs de ballon, pour couvrir les zones profondes aussi bien qu’un demi défensif et pour mettre une pression constante sur le quart-arrière adverse. Ces habiletés pourraient le mener beaucoup plus loin que le RSEQ, Kean se donnant chaque jour les moyens d’atteindre la division 1 de la NCAA.


 

Le numéro 4 des Cheetahs est son plus dur critique. Chaque saison, il se fixe des objectifs difficiles à atteindre. Il se livre également une lutte amicale quotidienne avec son frère Brian, une autre pièce maîtresse de la boîte défensive du Collège Vanier.

 

La prochaine campagne sera d’ailleurs la dernière de son ainé, une source de motivation supplémentaire dans la future conquête d’un Bol d’or.

 

« Même si le but premier est de gagner un championnat, cette compétition fraternelle nous permet de nous améliorer constamment. À chaque début de partie, nous faisons des prédictions sur le nombre de plaqués que chacun va avoir et on se challenge sans cesse. »

 

Celui-ci a d’ailleurs subi une grave blessure à la fin du calendrier 2013 qui a ouvert un poste pour Kean. Il avait toutefois impressionné à son arrivée avec l’institution anglophone avec 36 plaqués, trois interceptions et deux touchés défensifs.

 

En 2014, Kean a imité cette performance de haut calibre à son année recrue. Il a terminé au deuxième rang pour les interceptions dans la division 1 avec cinq, et au cinquième rang pour le nombre de plaqués avec 59.5. Il a couronné sa saison sur l’équipe d’étoiles et a dominé tous les joueurs de son équipe avec 21 plaqués de plus que le second meneur, Lukas Redguard.

 

« Je suis fier d’avoir été partant dès ma première saison collégiale et d’avoir été sélectionné sur l’équipe d’étoiles. Le plus important est toutefois de faire honneur à ceux qui vont partir après cette année. Dans l’histoire de Vanier, jamais une classe de recrutement n’a pas gagné un Bol d’or. »

 

 

La pression comme carburant

 

Après sa dernière saison avec les Loups de l’école secondaire Curé-Antoine-Labelle (CAL), tous les Cégeps de la Division 1 lui ont fait une offre. La pression était alors très grande avant même son premier jeu collégial.

 

Pas très surprenant en prenant compte sa saison de 90 plaqués (dix pour pertes), 2 interceptions et quatre passes rabattues. Il a notamment été nommé sur l’équipe d’étoiles de la division 1 de la ligue juvénile et a terminé au deuxième rang pour le nombre de plaqués.

 

« Lors de mon arrivée à CAL en secondaire 3, mon frère était déjà là. Je connaissais également plusieurs joueurs et entraîneurs. J’ai été partant dès la première partie, mais le stress m’a nui et je n’ai pas connu une bonne sortie. Heureusement, dès ma deuxième partie contre St-Jean-Eudes, j’ai fait une interception importante et ça m’a mis en confiance. J’ai ultimement terminé avec 38 plaqués, 3 interceptions et un touché. »

 

Il faut dire qu’en 2012, la première année du Lavallois au niveau juvénile en fut une d’exception. Sa chimie avec son ami Samuel Brodrique l’a aidé à amasser 38 plaqués, 4 sacs et un retour bon pour un touché suite à l’un de ces trois revirements. Ce fut également l’occasion pour son frère Brian de collecter sept sacs, tandis que son actuel coéquipier avec les Rouges, Cayo Benedict, en obtenait 18. Au total, cette défensive ultra agressive a rabattu 59 fois le quart rival au sol derrière la ligne de mêlée.

 

Louis Brouillette: recevoir les fruits de l'acharnement

 

Voilà pourquoi Kean peut facilement être considéré comme l’un des pionniers défensifs ayant tracé le chemin aux récents champions du Bol d’or. À preuve, les Loups ont passé de 125 points accordés en 2012 à 82 points en 2014.

 

« Ces succès représentent beaucoup de sacrifices et de nombreuses heures d’entraînement. L’ensemble du personnel d’entraîneurs est tellement dévoué qu’ils récoltent les fruits de leurs efforts. Je suis très reconnaissant de l’excellent programme des Loups. L’entraîneur-chef et coordonnateur défensif Philippe Berthiaume et l’instructeur des secondeurs Nicolas Beauvillier m’ont rapidement mis en confiance et sont des enseignants exceptionnels. »

 

 

Montrer son talent à toute l’Amérique du Nord

 

L’ancien des Blues de Chomedey n’est pas non plus étranger au stress qui vient avec les compétitions nationale et internationale. Il a porté les couleurs d’Équipe Québec à deux reprises lors de la Coupe Canada.

 

 En 2013, c’est au Stade Rocky Stone de Moncton que le secondeur de 6’2’’ et 210 livres a pu goûter à la troisième médaille d’or consécutive du Québec, soutirée à l’Alberta 43 à 12. Puis, l’année suivante à Saskatoon, l’ouaille de Pat Boies a mis une médaille de bronze à son cou.

 

« J’ai terminé sur l’Équipe d’étoiles du tournoi de Coupe Canada en 2014. Tous les joueurs sélectionnés se voyaient automatiquement donner leur billet pour participer à l’International Bowl à Arlington. J’étais donc doublement fier de ma performance. »

 

Au sein d’Équipe Canada, il s'est rendu au AT&T Stadium pour affronter les représentants des États-Unis. D’une valeur de 1.15 milliard de dollars, le terrain des Cowboys de Dallas est le quatrième plus grand de la NFL avec sa capacité de 80 000 personnes.

 

Kean est rapidement nommé l’un des capitaines et joue comme secondeur extérieur partant, effectue les longues remises en plus de jouer sur d’autres unités spéciales. Dans ce genre de compétition où le talent pilule, les rotations sont toutefois très fréquentes et il joue davantage en première demie.

 

 

 

 

« C’est un sentiment incroyable de jouer dans le stade de l’America’s Team! Il fallait rouler 25 minutes en voiturette pour se rendre au vestiaire. Je suis honoré d’avoir pu représenter mon pays. Ce fut un beau défi aussi de me joindre à l’élite de mon sport. Jouer sous les ordres de Rob Underhill, le coordonnateur défensif des Marauders de McMaster, fut une également expérience très enrichissante. »

 

Vers la fin du premier quart, il donne le rythme à son pays suite à un sac foudroyant. Un jeu important menant à un dégagement des Américains et au premier touché des Canadiens par l’entremise d’une faufilade du quart de Sawyer Buettner.

 

Au final, le pays de l'unifolié l’a emporté pour une deuxième année de suite, cette fois par un pointage de 25 à 9. Harelimana a terminé avec 4 plaqués et un sac. Il tentera de joindre la catégorie U-19 au Mexique en 2016.

«Ce fut un beau défi de jouer avec l’élite de mon sport. Je dois dire que le porteur Devante Stanley m’a vraiment impressionné. Avec 186 verges et 2 touchés, ce n’est pas pour rien qu’il a été nommé joueur par excellence du Canada. »

 

Frédéric Gagnon, joueur étoile en pleine ascension

 

Un Bol d’or et ensuite la NCAA

 

La troupe de Peter Chryssomalis tentera de venger la défaite crève-cœur de 64 à 18 contre les Cougars de Champlain-Lennoxville en demi-finale l’an dernier. Ceux-ci avaient d’ailleurs forcé les Cheetahs à commettre plusieurs « 3 and out » malgré les 301 points marqués et la fiche de 9-1 de leurs adversaires en saison régulière.

 

Après un solide recrutement, dont le transfert des Géants et maraudeur Tyris Lebeau, la meilleure défensive de 2014 (160 points accordés) voudra dominer à nouveau. Kean y aura un rôle clé selon son entraîneur-chef.

 

« Kean a été un joueur important au sein de notre unité défensive l’an passé. Il a une habilité naturelle à faire de gros jeux. On n’a qu’à penser à ses cinq interceptions. Sa versatilité nous permet de le faire jouer à la position de secondeur extérieur du côté fort et nous donne le luxe d’appeler plusieurs schémas de couverture sans avoir à entrer un demi défensif sur le terrain.  Un casse-tête pour les coordonnateurs offensifs adverses. »

 

Le principal intéressé s’est fixé l’objectif de finir 2015 avec sept interceptions. Or, il veut commencer dès la première rencontre contre Montmorency pour montrer à tous que la saison précédente n’était pas un hasard.

 

Avec l’explosion probable des receveurs Vincent Alessandrini et Tshisthi Bukasa, son équipe aura assurément beaucoup de profondeur et il avance que les Cheetahs accueilleront comme il se doit les Titans de Limoilou et le Phénix d’André-Grasset en Division 1. Ultimement, son entraîneur-chef lui prévoit un bel avenir :

« Ce qui le rend si spécial est vraiment son QI football, il sait toujours où et comment se placer pour effectuer un jeu. Il faut savoir que Kean est un grand perfectionniste qui travaille extrêmement fort sur et en dehors du terrain. Il est plaisant à voir performer et à entraîner. Il possède tous les atouts pour percer un alignement de Division 1 de la NCAA. »

 

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